je pensais remettre celle que j'ai mis sur emalina27 mais je crois que non. il s'agit donc d'une toute nouvelle histoire (enfin pas si nouvelle que ça mais disons que c'est pas la même que
l'autre).
n'hésitez pas à critiquer et à me donner votre avis, ça ne peut me faire que du bien (enfin ne soyez pas trop méchants quand même!)
Le soleil couchant
1. le commencement
Tong... tong... tong ... Cela faisait cinq minutes que le gong de l’entrée arrière du magasin retentissait et Max et Edylia s’ennuyait lorsque
Annabelle, la sœur jumelle d’Edylia et la demi-sœur de Max, fit irruption dans la chambre en poussant des cris de joie. Elle fut vite suivie d’Andrew, le meilleur ami d’Edylia, qui lui aussi
arborait une mine joyeuse.
- Que se
passe t-il ? questionna Max, pourquoi êtes vous si heureux, tous les deux ?
- Oh pour
rien, répondit Annabelle, c’est juste que...
- Que
quoi ? la pressa sa sœur
- Eh bien,
qu’on a trouvé un drôle d’objet, acheva Andrew
- Montrez-nous ça jeune fille, demanda une voix veille et sèche à l’accent Gallois.
- Euh...
bien sur grand-père, je vais vous l’apporter dans le salon.
Ils se hâtèrent donc de descendre l’escalier où ils retrouvèrent Roman, leur cousin. Leur père entendant le vacarme et les cris qu’il régnait dans le couloir passa
la tête par derrière la porte de son bureau et eût tout juste le temps d’apercevoir une de ses filles sans pouvoir la reconnaître. Ils rentrèrent dans le salon et s’assirent de part et d’autres
sur le tapis juste devant Sire David Swithsmith. L’objet qu’il examinait était une boule de verre soutenue de griffes de dragons en pierres
- Où
avez-vous trouvé ça, Annabelle ?
Leur grand-père avait pris le mécanisme de les vouvoyer alors qu’aucun d’eux n’était en âge de parler. Cela s’effectuait ainsi à notre époque dans les familles de
nobles.
- Sur North
Street dans le square de Mr Churchill.
- Où
exactement, je vous prie? Reprit son grand-père d’un ton acerbe.
- Sous la
statue représentant la libération des côtes de Normandie, dans la faille des blockhaus ! Est-ce que vous croyez que quelqu’un aurait voulu l’y cacher ?
- Je ne
sais pas mais c’est sûrement le cas, mais je peux vous assurer que vous vous êtes mis tous dans de beaux draps autant que vous êtes, leur dit-il d’un ton qui n’engageait à rien de
bon.
- Grand-père, dit Max, lorsque vous dîtes « autant que vous êtes » qu’est-ce que vous voulez dire au juste ?
- C'est-à-dire vous tous ! Même l’autre imbécile qui écoute derrière la porte au lieu de venir dans le salon.
- Imbécile,
imbécile, vous y aller un peu fort, grand-père, c’est juste que je ne croyais pas être convié à cette petite réunion improvisée
- Moi
je trouve que vous aviez parfaitement raison grand-père, il est stupide et il le restera toute sa vie, intervint Edylia.
- Seulement
vous n’avez pas droit au chapitre, ma fille, intervint Sir Walter Swithsmith,son père, avec un large sourire étalé sur le visage, même si je dois dire que pour la stupidité il a du hérité de toi,
ajouta t-il à l’adresse de Sir Alan Swithsmith, son frère.
- Oui, mais
à ce sujet, tu en as tout autant que moi, de la stupidité je veux dire, lui rétorqua l’intéressé.
- Bon,
Alan, nous ne sommes plus adolescents, il faudrait que nous cessions de nous disputer à tous sujets.
- Là, je
vous tire ma révérence, mon frère, ce n’est qu’il y a peu que vous êtes devenu sage et réfléchi !
- Anna,
vous êtes déjà revenue de Londres ?!!
- Oui,
père, votre sœur vous transmet ses salutations.
- Bien,
voilà qui clos notre petite réunion, les enfants, je vous attends tous dans mon bureau une heure avant le repas. A toute à l’heure.
Ils remontèrent dans leur salle de jeu où ils jouaient lorsqu’ils étaient enfants et où maintenant ils tenaient leurs importantes réunions.
- Il faut
essayer de la récupérer, dit aussitôt Edylia avant même qu’ils soient assis.
- Tu as
raison, renchérit Andrew, mais il faut avant tout savoir ce que cet objet représente, vous ne croyez pas ?
- Si, tu as
entièrement raison, l’approuva Annabelle, si on allait voir dans la bibliothèque peut-être qu’on trouvera quelque chose.
- Excellente idée, répondit Edylia, on a encore deux heures et demie, continua-t-elle en regardant sa montre, si on se dépêche on y arrivera en cinq minutes.
Ils se hâtèrent donc en direction de la porte d’entrée lorsque un bruit retint leur attention. C’était un bruit sourd, un bruit de chute étouffé par quelque chose,
qui provenait de la chambre de Sir Swithsmith. Ils se précipitèrent dans la salle et virent ce dernier allongé sur le ventre, la respiration saccadée et irrégulière, tenant contre lui un objet
qu’aucun d’entre eux ne pouvait apercevoir.
- ne vous
inquiétez pas les enfants leur dit-il, j’ai juste perdu l’équilibre mais, dit-il après un moment d’hésitation, tant que vous êtes là, vous pourriez peut-être m’aider à me relever et tant que nous
y sommes, je pourrais vous révéler ce que je sais sur l’objet que vous avez découvert tout à l’heure.
Lorsque Andrew et Roman eurent aidés Sir Swithsmith à se replacer dans son fauteuil. Il leur dit :
- bien,
bien, que voulez-vous savoir, exactement ?
- Ce que
nous voulons savoir exactement, répéta Edylia, prise au dépourvu par tant de détermination, puis reprenant ses esprits elle répondit, pourquoi nous avez-vous dit tout à l’heure que nous nous
sommes mis tous autant que nous sommes dans de beaux draps ?
- Eh bien,
tout simplement parce que vous avez découvert un objet au pouvoir que personne ne peut soupçonner et qui est recherché par des personnes peu délicates.
- peu
délicates..., reprit Roman avec une expression d’extrême concentration affichée sur son visage, que voulez-vous dire par peu délicates ?
- Eh bien,
si vous êtes si stupide pour comprendre cela, j’entendais par là qui n’ont pas le caractère tendre et frivole que vous possédez, et ces personnes ne vous laisseront aucune chance de vous en
sortir.
- Nous en
sortir, reprit Annabelle, qu’entendez vous par là, est-ce que vous voulez dire qu’ils voudraient nous supprimer ?
- En effet,
c’est cela que je voulais dire, avez-vous d’autres questions ?
- Oui,
grand-père, dit Max pour la première fois depuis le début de la conversation, qu’est-ce que c’est que cet objet et à quoi sert-il ?
- Hélas
personne ne le sait réellement, pourtant il y a un livre à la bibliothèque qui doit évoquer le sujet. Mais je vous donne le titre et vous le cherchez car je n’ai absolument aucune idée de
l’endroit où il se trouve, leur dit-il avec un sourire espiègle.