Vendredi 13 juin 2008
 

Crime Passionnel

 

 

Ses yeux hagards fixaient sans même le voir, le mur opposé à celui auquel elle était adossée. Les mains serrées sur un objet, elle se laissa glisser contre ce mur et finit par fermer les yeux. Une sombre grimace prit place sur son froid visage, tandis qu'elle soupesait les conséquences de son funeste acte. Ses mains, salies par l'objet qu'elle tenait en main, ne cessait de faire tournoyer la lame désormais emplie de sang. Elle rouvrit les yeux, et les glissa sous elle, prenant conscience du corps reposant à ses pieds. De la grimace froide et hystérique qui était sur son visage, vint se placer un sourire cruel...fou.

 

* Enfin, pensa-t-elle avec soulagement, enfin je suis libre*

 

Elle finit par lâcher l'ustensile qui lui avait permis de se libérer d'un fameux poids. Elle frotta ses mains poisseuses contre le bas de sa veste. Elle serait à mettre à la poubelle, ce serait trop difficile de la récupérer. Elle releva les yeux vers le ciel, sombre et triste.

 

* Il devrait pourtant faire du soleil, aujourd'hui. IL est mort. Enfin*

 

Son sourire s'agrandit tandis qu'elle se relevait, jaugeant du regard l'homme étendu à ses pieds.

 

  • « Tu pensais me faire mal, hein! Avoue... tu ne t'y attendais pas à ça... Je t'avais pourtant prévenu de maintes et maintes fois. Ta vie ne valait rien... Du moins pas autant que ce que tu pensais, Mon Amour. Ça a été si facile de te donner à la Mort... Je vois qu'elle n'a pas été si difficile, elle est venue te faucher sans aucune crainte. La pauvre, si elle savait de qui elle s'était encombrée! »

 

La jeune femme partit dans un éclat de rire, creux, sans consonance, tandis que des larmes se formaient aux coins de ses yeux. C'était si dommage qu'à chaque fois cela se finisse comme ça. Tellement affligeant.

 

- « Je pensais vraiment que tu étais parfait... que tu m'aimais. Quelle ironie! Un parfait petit imbécile doublé d'un fourbe... Oui, ça tu l'étais. Que c'est agréable de parler de toi au passé. Tu étais comme tous les autres. Tu ne voulais que ça. La vie... comme si j'étais prête à te la donner aussi facilement. Oui, même cela il faut le mériter. Et je dois admettre Mon Amour, que je ne te faisais pas entièrement confiance. D'après ce que j'ai eu à faire, je vois que j'ai eu raison. »

 

Elle s'abaissa et caressa tendrement de l'homme que l'on aurait pu croire endormi, si cet affreux rictus n'avait pas déformé ses traits. Dommage, cela ne l'embellissait pas vraiment. Un fin visage, des traits qui l'étaient tout autant. Une fine barbe recouvrait le tout. Ses lèvres, légèrement bouffies par les derniers baisers octroyés par sa douce, laissaient maintenant couler un fin filet de sang. Elle sourit en l'embrassant chastement. Elle se mit à califourchon sur lui et déboutonna sa chemise. De fines gouttes commencèrent à tomber du ciel tandis qu'elle le débarrassait de cet encombrant vêtement. Il ne fallait pas laisser de traces, aucune. Elle se releva prestement, son sourire accroché aux lèvres toujours présent, alors que d'autres larmes se mettaient à couler. C'était tellement dur de s'attacher à ses victimes.

 

  • « Tu sais, tout aurait pu être différent. Tu n'aurais jamais du m'accoster à cette sortie de cinéma, c'est en général comme ça que je repère nos futurs jouets. Tu sais, Elle, elle n'est pas si mauvaise que ça contrairement à ce que l'on pourrait penser. Non, même si elle n'est que rarement juste, elle fait son métier, c'est tout... A moi de lui trouver des victimes, ensuite, elle s'arrange pour que le travail ne mette pas de temps à se faire. Elle a juste été très lente cette fois-ci, elle savait bien que tu étais jeune. Trop jeune. »

 

Elle leva les yeux vers le ciel. Bien que leur travail soit commun, jamais elle n'avait aperçu La Mort. Son aura certes, mais jamais elle ne l'avait vue de face. Non pas qu'elle soit timide, mais elles n'étaient juste pas faites du même moule voilà tout. Elle se baissa et ramassa l'arme avec laquelle elle avait tué. Finissant son travail, elle reposa les papiers du jeune homme sur son torse dénudé. Elle prit un mouchoir dans la poche de pantalon de celui-ci, afin de s'essuyer les yeux, s'octroyant une dernière fois, les faveurs de cet homme qu'elle aurait pu aimé, si elle n'avait pas été elle-même. Avec ce même mouchoir, elle frotta la lame du couteau, et le rangea dans son étui qu'elle replaça à sa ceinture. Elle se inspecta une dernière fois l'ensemble de la baie, avant de se repencher sur le corps du jeune homme, fixant une dernière fois ses lèvres avec envie. Envie à laquelle elle ne résista pas. Elle l'embrassa langoureusement une dernière fois, se releva, et d'un coup sec que l'on devinait aisé tant la tâche était habituelle, elle le rejeta dans la mer.

 

- « Je regrette vraiment, tu sais, un jour peut-être, les gens comprendront qu'il faut m'éviter? »

 

Elle inspecta l'étendue marine avant de se retourner, envoyant un dernier baiser vers le corps désormais engloutit. Elle roula en boule la chemise de son défunt dans sa propre veste tâchée et se hâta en direction de la poubelle. Elle y déposa avec précaution, presque avec adoration, les affaires et se dépêcha de rejoindre leur voiture. Avec délicatesse, elle en sortit une gerbe, où il était inscrit « à toi pour qui la lumière sera ». Elle retourna en direction de la baie et jeta à la mer, la gerbe fraîchement achetée. Elle resta là quelques minutes avant d'essuyer les dernières larmes qui coulaient le long de ses joues en des sillons humides. Elle reprit son sourire froid et enjôleur, avant de se retourner sans un regard en arrière pour sa plus que récente victime. Elle se surprit à s'observer parmi les reflets d'une vitrine de magasin et son sourire qui ne l'avait pas quittée, s'agrandit. L'Ange de La Mort avait encore une fois frappé. Qui serait le suivant?

Par emalina
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Dimanche 8 juin 2008

Texte totalement libre et peut-être libérateur qui sait... en tout cas, peut-être le moyen de me libérer... qui sait...

Des mots, jetés, creux, vides, dénués de sens... à tes yeux.
Aux nôtres, des mensonges, des paroles trop lourdes à écouter, trop dures à avaler, de dures couleuvres en réalité.
tu as joué, on y a cru, nous n'y croyons plus.
Tous ces moments passés à angoisser, à se poser des questions, à ne pas savoir.
Tu t'es jouée de nous, et malgré tout ce que tu peux avoir dans la tête, je ne pourrais jamais faire sans t'en vouloir.
Tout dans mon attitude le montre, je le sais, je suis trop entière pour ça...Je ne peux pas faire semblant que tu ne m'as pas blessée, presque trahie. Non, tout compte fait tu m'as trahie.
Je pensias que tu m'avais ouvert les bras, que tu étais mon amie... mais entre amis on ne se ment pas n'est-ce pas?
tu as détruis le peu de confiance que je pouvais avoir en vous...
Mais cette histoire aura eu un point positif... ça m'aura ouvert les yeux afin de voir à quoi tenait notre amitié. A pas grand chose en fait... Après m'avoir manipulée, tu en manipuleras d'autres n'est-ce pas?
Tes faux-semblants, tes attitudes de déprimes ridicules tu peux te les garder je n'en veux plus.

Il reste trois semaines et je les tiendrais, mais après ce sera tout... je ne suis pas psy, je ne peux pas savoir ce que tu ressens ou ce qui t'a poussée à ça... mais en tout cas, moi je ne m'interesse plus. Ce sera: bonjour, n-bonsoir, comment vas-tu mais rien d'autres...

Sur ce... même si ça ne me soulage pas, au moins je clarifie ce que je pense...

Par emalina - Publié dans : présentation
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Mardi 5 février 2008
Lundi 1er septembre 1994(journal de maman)

Aaaaaaaaaaah quelle horreur, j’ai de plus en plus de contraction et John qui n’arrive pas. Il ne sait vraiment pas ce que c’est que d’accoucher !!! Je sais je ne le savais pas non plus mais maintenant ! Bon respirer surtout, inspire expire, tout doux, voila comme ça. Ah j’entends Johnas Miller dans l’escalier, bonne raison de le faire paniquer encore plus, ben oui c’est notre premier vous savez alors…John, chéri dépêches-toi, je SOUFFRE

Ça mon cher journal, ce n’est vraiment pas faux ! Bon je te laisse, mon cher et tendre mari arrive à la porte. À bientôt !

Lundi 1er septembre 2014 (journal d’Emma)

Eh oui je suis l’enfant qui a vu le jour cette nuit-là. Malheureusement, tout ne s’est pas passé de façon idyllique. Tu te demandes pourquoi je pleure cher journal ? C’est simple, ce jour qui aurait du être si parfait, a été un véritable cauchemar. Juste avant de partir ma mère est tombée et n’a jamais pu se relever, elle était comme bloquée par une force surhumaine. C’est alors que ma mère accoucha, en plein milieu de l’escalier. Sur ces gestes, mon père tomba dans les pommes ! (Quel homme quand même) seulement même si ce scénario marche très bien dans les films, il n’en est pas de même pour les situations réelles. En effet, à son réveil mon père constata avec effroi que ma mère avait disparu, laissant, un enfant, et une mare de sang et de liquide amiotique tout autour de celui-ci. Depuis ce jour-là mon père ne m’a regardée que le jour de mon anniversaire, enfin jusqu’à mon douxième anniversaire, puisque ce jour-là il est parti sans même me dire au revoir. Enfin, cela faisait vingt ans que je n’avais jamais entendu parler de ma mère jusqu’à ce qu’un étrange rapace (personnellement j’hésite entre un aigle ou un faucon, ça se ressemble pas pourtant !). Enfin, cette chose me déposa un étrange calepin sur le rebord de la fenêtre. Il s’agissait d’un journal intime, tenu par une femme Helen Miller, cette femme, c’est ma mère. Mais ce qui me choqua le plus, c’est la date indiquée à la dernière page, la date d’hier !

Dimanche 31 août 2014 (journal de maman recopié dans le mien)

Ma chérie,

Je sais que cela fait vingt ans que je n’existe plus dans ta vie (nous avons quand même partagé neuf mois de bonheur et de connexion). Mais je dois te dire la vérité : tu n’es pas comme les autres. Tu possèdes de grands dons qui font de toi un être exceptionnel ! Enfin bon, je ne peux pas tout te dire par écrit mais il faut que nous revenions à la nuit de ta naissance. Fais un effort et souviens-t-en.

Par emalina - Publié dans : concours nouvelle fantastique
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Lundi 27 août 2007
je pense sérieusement arrêter "le soleil couchant" y'a vraiment trop longtemps que je n'ai plus travaillé dessus. enfin on ne sait jamais mue par une inspiration subite je m'y mettrais peut-être, enfin , je verrais plus tard^^
je sais que je ne poste pas beaucoup sur ce blog mais c'est plus facile d'étaler ma vie sur l'autre, celui-ci c'est mon blog de travail, lol, bon ben voila je vous laisse

bisouxxxxxxxxxxxxxxxxxx
laeti
Par emalina
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Lundi 27 août 2007
voila, je fais un concours de nouvelles fantastiques sur le journal intime et j'aimerais que vous me donniez votre avis^^. merci^^ (au fait j'ai toujours pas trouvé de titre :s)

Samedi 11 octobre 2006, 0.01 du matin (journal tenu dans mon sommeil)
 
Joyeux anniversaire !!!! Alors cette année je voudrais hum, disons, un lapin, trois Ferraris, euh non pour les Ferraris oublie, ça pollue et c’est moche, par contre si vous avez une calèche tractée par de beaux chevaux blancs, c’est okay, je suis pour. Non, je redeviens sérieuse, pour mon anniversaire cette année je veux : supprimer la faim dans le monde, donner l’argent des riches aux pauvres, devenir miss Belgique, euh non, de nouveau oubliez, miss Belgique ça ne sert à rien ! Quoique regardez Julie Taton, elle est devenue animatrice télé après alors… bon revenons à mes moutons, oui mais ce que je veux absolument c’est arrêter de rêver de ces êtres immondes et gluants qui m’empêchent de me réveiller. Vous vous demandez sans doute de quoi je veux parler ? Vous avez raison, je reviens quelques semaines en arrière.
 
Mardi 5 octobre 2006, 15.30 de l’après-midi.
 
Cela fait trentes minutes que nous sommes dans ce stupide « musée de l’horreur ». Heureusement qu’ils l’ont appelés comme ça, sinon ils n’auraient jamais eus de succès auprès de la population. Enfin je reviens à notre sujet, je lorgne désespérément l’horloge qui se situe juste au dessus de ce qui est censé représenter un vampire quand je remarque que celle-ci est bloquée. Argh, ce qui veut dire que je regarde depuis plus de dix minutes cette horloge pour rien alors, pfff, je m’exaspère des fois quand je regarde ma stupidité maladive. Mais je me pose une question, comment se fait-il que j’ai eu l’impression que les aiguilles avançaient ? Enfin retournons au désespérant spectacle que nous offre ce si stupide et ennuyeux musée. Bon je te laisse, bisous.
 
 Mardi 6 octobre 2006, 3.07 du matin (d’après le réveil de ma chambre).
 
Réveil en fanfare ce matin, je ne sais pas pourquoi mais j’ai fait un stupide cauchemar. Bon je vais quand même te l’expliquer, ça pourra peut-être calmer les battements incessants que produit mon cœur. J’étais seule dans le musée que nous avons visité ce matin et je me dirigeais vers le même vampire dont je vous ai parlé précédemment qui pourtant ne m’avait fait aucun effet ! Bon j’en reviens à mon rêve, je me dirigeais donc vers le vampire et dirigeais mon regard sur l’horloge quand celle-ci commença à se déformer. Une horrible bête transparente et gluante se reforma à partir des restes de l’horloge. Mais ce n’est pas tout ! Cette immonde bestiole toute droite sortie d’un film d’horreur se sépare pour former d’autres créatures du même type d’immondice que celle-ci ! Enfin je me suis réveillée avant de savoir que ces autres créatures ne se transforment à nouveau, c’est une supposition comme une autre ne vous sentez pas obligés d’y croire.
 
Mardi 6 octobre 2006, 8.00 du matin (d’après l’horloge de l’école)
 
Pff, je crois que je me suis rendormie vers 5.30 pour un réveil à 7.30 vous croyez vraiment que si j’habitez à des kilomètres d’ici je pourrais me réveiller aussi tard ? je ne crois pas enfin, c’est avec une nuit très agitée que ma dure journée commence ? au programme, math, physique, anglais, l’heure bénie des dieux : le repas et cette après-midi, une excursion dans la forêt à deux villages d’ici. Bref, je ne cesse pas de me rappeler le rêve étrange de cette nuit. Je ne sais pas pourquoi. Ça commence d’ailleurs sérieusement à m’ennuyer. Hé, je vous entends jusqu’ici, bouh la vilaine, elle tient son journal intime en cours de math, de deux heures ce matin en plus. Mais bon j’y peux rien, je suis tellement en avance sur le programme que je n’arrive plus à m’y intéresser, c’est d’ailleurs pour ça qu’on me laisse tranquille je pense. Enfin, je m’éloigne encore du sujet. Enfin je vais te laisser, j’ai une brusque envie de dessiner. A+
 
Mardi 6 octobre 2006 dans la soirée
 
Pour finir mon dessin était nul. Enfin je ne suis pas là pour écrire sur ça ! Je me demande si je vais encore faire ce rêve étrange ? Peut-être, peut-être pas ? En tout cas j’ai toujours une drôle d’impression qui me reste, c’est quand même bizarre de se retrouver dans un lieu qu’on a déjà visité et qu’une horloge fond pour finir en d’affreuses espèces de méduses dégoulinantes et après se réveiller comme si de rien n’était ! Ah bon vous ne trouvez pas ? Vous êtes bizarre ! Enfin je ne sais pas. Bon il est temps que je te laisse, mon cher journal, après tout tu n’es là que pour soulager ma conscience, euh même si ça ne marche pas beaucoup !
 
Mercredi 8 octobre 2006, 0.05
 
Encore ce fichu cauchemar, quand je vous disais que j’allais le refaire ! Non ce n’est pas mon subconscient qui travaille suite à une impulsion émise par mon cerveau dérangé, c’est juste que mon subconscient travaille tout seul sans aide aucune de mon cerveau ! Enfin cette fois-ci c’est allé beaucoup plus loin. Non pas que je veuille faire ma miss je sais tout (loin de moi cette idée, enfin pas si loin que ça quand même !) mais j’avais raison quant au destin de mes affreuses et très piquantes (vous comprendrez plus tard !) résidus d’horloge se transformant en méduses. Eh bien oui, les autres petites méduses se divisent pour reformer de minuscules méduses ! Je vous l’avais bien dit, non ? Enfin je l’avais suggéré du moins. Enfin je divague encore. Non j’en reviens à mon problème persistant. Bon je sais ça paraît dingue mais j’ai l’impression qu’il y a comme un message codé là-dessous, allez savoir pourquoi. Mais ce n’est pas tout, ces saloperies de sales bestioles traumatisantes ont osé se diriger vers moi et me menacer de leurs tentacules ultra transparents (et apparemment transpercantes également). Une fois de plus je me suis réveillée en sursaut et tente de calmer le tango emballé de mon cœur. Non mais sérieux je devrais aller voir un psy moi, non ?
 
Mercredi 8 octobre 2006, dans l’après midi (en cours de néerlandais)
 
Bon pitié ne me dénoncez pas, je ne le mérite pas. Enfin bref, je n’arrête pas de me souvenir de ce rêve, s’en devient vraiment dérangeant. Je suis dans un tel état d’hébétude que je m’endors presque le nez sur mes livres de cours. Ce que ça peut être crevant de faire des rêves étranges ! Enfin, je me pose la question de savoir à quoi ça rime exactement. C’est vrai quoi, vous feriez quoi à ma place ? Allez voir un psy j’y ai déjà pensé ne t’inquiètes pas ! Sinon quoi de neuf ? JE NE PEUX PLUS DORMIR, du coup ça me met dans une rage folle. Même mes amis ont remarqué que je n’étais pas dans mon assiette et c’est peu dire en fait. J’ai l’impression que je n’ai plus aucune énergie, je suis comme vidée de l’intérieur. C’est vraiment bizarre. Je vais finir par croire que ce rêve y est pour quelque chose ! Non, c’est vraiment stupide, comme si… non j’oublie vraiment ce que je viens d’écrire c’est d’un ridicule ! Bon j’y vais. A+
 
Mercredi 8 octobre 2006, vers 23.00
 
J’ai les paupières lourdes et une envie irrépressible de dormir mais l’angoisse, la terreur qui me nouent les entrailles m’empêchent de le faire. Je me suis rendormie ce soir vidée et à nouveau ce stupide cauchemar qui ne cesse de me hanter est revenu à la charge. Qu’ais-je donc bien pu faire à Morphée pour qu’il m’en veuille à ce point ? Je ne suis pas assez à son goût ? Enfin c’est vrai quoi, JE VEUX DORMIR ! C’est trop demandé d’exaucer mon souhait ? Je crois que je vais prendre quelque chose pour dormir sinon demain je suis sure de m’endormir en cours à coup sur ! Mais bon, je vais descendre et prendre un bon verre d’eau. J’y vais. A+
 
Jeudi 9 octobre 2006, 5.00 du matin (d’après l’horloge de l’entrée)
 
JE N’EN PEUX PLUS !!! Ça fait déjà trois heures que je suis devant cette télé à essayer de me débarrasser de ces images fixées dans ma mémoire, je n’en peux vraiment plus. C’est vraiment dur de se concentrer en ayant sans cesse ces immondes choses en tête. On m’en veut ou quoi ? Vraiment je n’y comprends rien ? Il me faut quoi, un psychanalyste, un médium ? C’est ça ! Il y a un mort qui essaie d’entrer en contact avec moi, c’est ça, c’est sur ! Non, vous n’y croyez pas ? En vrai moi non plus, mais l’espoir fait vivre non ? bon je vais remonter dans ma chambre et essayer de dormir ! Salut
 
Jeudi 9 octobre 2006, 12.35 (d’après l’horloge de la cantine)
 
Je ne sais pas pourquoi, j’ai l’impression de voir l’horloge se liquéfier depuis près de dix minutes. Je regarde vers la porte de sortie avec envie, mais mon regard retourne irrémédiablement vers cette horloge, qui s’écoule de plus en plus. Mes monstres reprennent le dessus et je vois vraiment les méduses de mes rêves. Je crie sans plus pouvoir m’arrêter quand une forte gifle me rappelle à l’ordre. J’ouvre alors les yeux et me rend compte que je m’étais endormie. Ça devient vraiment flippant, ces rêves !
 
Vendredi 10 octobre 2006, 7.30 du matin (d’après mon réveil)
 
C’est la première nuit depuis quatre jours que je dors sans problèmes, c’est vraiment…reposant oui c’est le mot. Je me souviens dans les moindres détails de ce rêve éveillé. Oui, dans les moindres détails. C’en est affolant. Mais bon, je dois bien reconnaître que cette nuit était la meilleure de toutes mes nuits et sûrement celles à venir y compris. Enfin, il est temps que je me lève, que je m’habille et que je file à l’école. A+
 
Vendredi 10 octobre 2006, 22.58 (toujours d’après mon réveil baladé sur tous les murs de ma chambre).
 
Enfin c’était trop beau pour être vrai ! et oui, j’étais à peine endormie depuis une demie heure que je me réveilles à nouveau en sursaut mais cette fois-ci , je te laisse car je suis vraiment fatiguée, vidée, il faut que je dorme, que je me laisse envahir par les tentacules du sommeil, oui que je me laisse entourer par les tentacules du sommeil et qu’il m’emporte loin dans ses méandres. Il faut que je me laisse aller, je jette encore une dernière fois le réveil 23.09, j’ai mis du temps à écrire mais je me sens lourde, si lourde, comme plongée dans du coton. Bon je te lai…
 
Samedi 10 octobre 2006, quelque part dans l’espace onirique, 0.00
 
Je suis plongée dans ce rêve, je n’arrive plus à me réveiller. Je suis toujours dans ce musée et devant ce même vampire, seulement je jurerais que celui-ci me sourit. Ça me fait peur, ça m’angoisse. Je suis si fatiguée, alors je regarde l’horloge pour voir quelle heure il est. Mais les aiguilles n’avancent plus et l’horloge se désintègre formant une mare sur le sol. Mare de laquelle une masse informe et transparente apparaît. Je suis terrifiée, je crie sans pouvoir m’arrêter, s’en devient vraiment aigue tellement je manque de souffle, pourtant je continue, je n’arrête pas. Je ne peux pas arrêter. De cette masse qui se subdivise à son tour apparaissent diverses méduses blanchâtres et gluantes qui s’approchent pour m’entourer. Je ne peux vraiment plus arrêter de crier. Je suis désormais tétanisée et ma voix semble être la seule chose qui me prouve que je suis en vie. Les créatures se rapprochent de plus en plus, ma voix se coupe sous l’effet que les tentacules qui me transpercent. Je sens la vie qui s’écoule de mon corps comme cette horloge toute à l’heure, comme mon sang qui coule à cause des lames qui m’ont traversées.


fin

Par emalina - Publié dans : concours nouvelle fantastique
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Jeudi 26 juillet 2007
je suis désolée de mettre autant de temps à écrire mais j'attend d'être toute seule à la maison pour avoir la paix!!! (je n'aime pas écrire quand je sens des présences hors celle de ma couzz!!!) donc vous allez devoir patienter et puis j'ai du mal à la continuer celle-là!!!

bisouxxxxxxxxxxxxxxxxxx
Par emalina
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Dimanche 15 juillet 2007

je pensais remettre celle que j'ai mis sur emalina27 mais je crois que non. il s'agit donc d'une toute nouvelle histoire (enfin pas si nouvelle que ça mais disons que c'est pas la même que l'autre).
n'hésitez pas à critiquer et à me donner votre avis, ça ne peut me faire que du bien (enfin ne soyez pas trop méchants quand même!)

                 Le soleil couchant
1. le commencement
 
 
Tong... tong... tong ...  Cela faisait cinq minutes que le gong de l’entrée arrière du magasin retentissait et Max et Edylia s’ennuyait lorsque Annabelle, la sœur jumelle d’Edylia et la demi-sœur de Max, fit irruption dans la chambre en poussant des cris de joie. Elle fut vite suivie d’Andrew, le meilleur ami d’Edylia, qui lui aussi arborait une mine joyeuse.
 
-         Que se passe t-il ? questionna Max, pourquoi êtes vous si heureux, tous les deux ?
-         Oh pour rien, répondit Annabelle, c’est juste que...
-         Que quoi ? la pressa sa sœur
-         Eh bien, qu’on a trouvé un drôle d’objet, acheva Andrew
-         Montrez-nous ça jeune fille, demanda une voix veille et sèche à l’accent Gallois.
-         Euh... bien sur grand-père, je vais vous l’apporter dans le salon.
Ils se hâtèrent donc de descendre l’escalier où ils retrouvèrent Roman, leur cousin. Leur père entendant le vacarme et les cris qu’il régnait dans le couloir passa la tête par derrière la porte de son bureau et eût tout juste le temps d’apercevoir une de ses filles sans pouvoir la reconnaître. Ils rentrèrent dans le salon et s’assirent de part et d’autres sur le tapis juste devant Sire David Swithsmith. L’objet qu’il examinait était une boule de verre soutenue de griffes de dragons en pierres
-         Où avez-vous trouvé ça, Annabelle ?
Leur grand-père avait pris le mécanisme de les vouvoyer alors qu’aucun d’eux n’était en âge de parler. Cela s’effectuait ainsi à notre époque dans les familles de nobles.
-         Sur North Street dans le square de Mr Churchill.
-         Où exactement, je vous prie? Reprit son grand-père d’un ton acerbe.  
-         Sous la statue représentant la libération des côtes de Normandie, dans la faille des blockhaus ! Est-ce que vous croyez que quelqu’un aurait voulu l’y cacher ?
-         Je ne sais pas mais c’est sûrement le cas, mais je peux vous assurer que vous vous êtes mis tous dans de beaux draps autant que vous êtes, leur dit-il d’un ton qui n’engageait à rien de bon.
-         Grand-père, dit Max, lorsque vous dîtes « autant que vous êtes » qu’est-ce que vous voulez dire au juste ?
-         C'est-à-dire vous tous ! Même l’autre imbécile qui écoute derrière la porte au lieu de venir dans le salon.
-         Imbécile, imbécile, vous y aller un peu fort, grand-père, c’est juste que je ne croyais pas être convié à cette petite réunion improvisée
-          Moi je trouve que vous aviez parfaitement raison grand-père, il est stupide et il le restera toute sa vie, intervint Edylia.
-         Seulement vous n’avez pas droit au chapitre, ma fille, intervint Sir Walter Swithsmith,son père, avec un large sourire étalé sur le visage, même si je dois dire que pour la stupidité il a du hérité de toi, ajouta t-il à l’adresse de Sir Alan Swithsmith, son frère.
-         Oui, mais à ce sujet, tu en as tout autant que moi, de la stupidité je veux dire, lui rétorqua l’intéressé.
-         Bon, Alan, nous ne sommes plus adolescents, il faudrait que nous cessions de nous disputer à tous sujets.
-         Là, je vous tire ma révérence, mon frère, ce n’est qu’il y a peu que vous êtes devenu sage et réfléchi !
-         Anna, vous êtes déjà revenue de Londres ?!!
-         Oui, père, votre sœur vous transmet ses salutations.
-         Bien, voilà qui clos notre petite réunion, les enfants, je vous attends tous dans mon bureau une heure avant le repas. A toute à l’heure.
Ils remontèrent dans leur salle de jeu où ils jouaient lorsqu’ils étaient enfants et où maintenant ils tenaient leurs importantes réunions. 
-         Il faut essayer de la récupérer, dit aussitôt Edylia avant même qu’ils soient assis.
-         Tu as raison, renchérit Andrew, mais il faut avant tout savoir ce que cet objet représente, vous ne croyez pas ?
-         Si, tu as entièrement raison, l’approuva Annabelle, si on allait voir dans la bibliothèque peut-être qu’on trouvera quelque chose.
-         Excellente idée, répondit Edylia, on a encore deux heures et demie, continua-t-elle en regardant sa montre, si on se dépêche on y arrivera en cinq minutes.
Ils se hâtèrent donc en direction de la porte d’entrée lorsque un bruit retint leur attention. C’était un bruit sourd, un bruit de chute étouffé par quelque chose, qui provenait de la chambre de Sir Swithsmith. Ils se précipitèrent dans la salle et virent ce dernier allongé sur le ventre, la respiration saccadée et irrégulière, tenant contre lui un objet qu’aucun d’entre eux ne pouvait apercevoir.
-         ne vous inquiétez pas les enfants leur dit-il, j’ai juste perdu l’équilibre mais, dit-il après un moment d’hésitation, tant que vous êtes là, vous pourriez peut-être m’aider à me relever et tant que nous y sommes, je pourrais vous révéler  ce que je sais sur l’objet que vous avez découvert tout à l’heure.
Lorsque Andrew et Roman eurent aidés Sir Swithsmith à se replacer dans son fauteuil. Il leur dit :
-         bien, bien, que voulez-vous savoir, exactement ?
-         Ce que nous voulons savoir exactement, répéta Edylia, prise au dépourvu par tant de détermination, puis reprenant ses esprits elle répondit, pourquoi nous avez-vous dit tout à l’heure que nous nous sommes mis tous autant que nous sommes dans de beaux draps ?
-         Eh bien, tout simplement parce que vous avez découvert un objet au pouvoir que personne ne peut soupçonner et qui est recherché par des personnes peu délicates.
-         peu délicates..., reprit Roman avec une expression d’extrême concentration affichée sur son visage, que voulez-vous dire par peu délicates ?
-         Eh bien, si vous êtes si stupide pour comprendre cela, j’entendais par là qui n’ont pas le caractère tendre et frivole que vous possédez,  et ces personnes ne vous laisseront aucune chance de vous en sortir.
-         Nous en sortir, reprit Annabelle, qu’entendez vous par là, est-ce que vous voulez dire qu’ils voudraient nous supprimer ?
-         En effet, c’est cela que je voulais dire, avez-vous d’autres questions ?
-         Oui, grand-père, dit Max pour la première fois depuis le début de la conversation, qu’est-ce que c’est que cet objet et à quoi sert-il ?
-         Hélas personne ne le sait réellement, pourtant il y a un livre à la bibliothèque qui doit évoquer le sujet. Mais je vous donne le titre et vous le cherchez car je n’ai absolument aucune idée de l’endroit où il se trouve, leur dit-il avec un sourire espiègle.

Par emalina
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Dimanche 15 juillet 2007
j'ai créé ce blog afin de publié mes histoires. en effet ce sera plus pratique de le faire comme ça que sur l'adresse d'emalina27. ça évitera les mélanges dans les histoire et ce sera beaucoup plus simple pour s'y retrouver. 
je vous fait plein de bisouxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
ema
Par emalina
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